Réduire la stigmatisation des soins de santé mentale chez les anciens combattants

De nombreuses personnes évitent de demander de l’aide pour des problèmes psychologiques en raison de la stigmatisation perçue associée au besoin de soins de santé mentale. Cela peut être particulièrement le cas pour les membres du service militaire.
Les soldats de l’OEF / OIF sont confrontés à un certain nombre de situations très stressantes, notamment le déploiement, l’exposition au combat et la réintégration. Compte tenu de cela, il n’est pas si surprenant que les anciens combattants de l’OEF / OIF présentent des taux élevés de trouble de stress post-traumatique (SSPT), de consommation d’alcool, de problèmes de gestion de la colère, de problèmes de santé physique et de suicide. Cependant, beaucoup ne cherchent pas de traitement pour ces difficultés. En fait, une étude a révélé que seulement environ la moitié d’entre eux reçoivent un traitement.
La stigmatisation comme obstacle à la recherche d’un traitement
Selon un article de l’American Psychological Association. Moniteur de psychologieL’une des principales raisons pour lesquelles de nombreux militaires ne demandent pas de traitement est la stigmatisation associée à la réception de soins de santé mentale. De nombreux militaires craignent que le fait de révéler des difficultés psychologiques ou de demander un traitement en santé mentale affecte négativement leur carrière militaire. Cependant, les conséquences de ne pas chercher de traitement peuvent être désastreuses. Les difficultés psychologiques non traitées ne peuvent qu’aggraver et peuvent avoir un impact majeur sur la capacité d’un soldat à agir au combat ou à la maison à son retour de service.
Que fait-on pour lutter contre la stigmatisation?
Le ministère de la Défense a reconnu que la stigmatisation est un problème majeur dans l’armée et, par conséquent, chaque branche de l’armée prend des mesures pour lutter contre la stigmatisation associée aux problèmes de santé mentale et demander un traitement.
Par exemple, pour limiter la crainte que le rapport de détresse psychologique ait un impact négatif sur l’habilitation de sécurité, le ministère de la Défense n’oblige plus les individus à signaler s’ils ont demandé des soins de santé mentale pour des raisons liées au combat. De plus, les hauts responsables militaires partagent leurs expériences avec le SSPT et le traitement qu’ils ont reçu. Le Département de la défense essaie également de faire comprendre que l’expérience du stress résultant des expériences liées au combat est normale.
Enfin, le ministère de la Défense a lancé une campagne contre la stigmatisation appelée Campagne des Royal Warriors. Cette campagne est conçue pour promouvoir la résilience, le rétablissement et le soutien pour les anciens militaires, les anciens combattants et leurs familles.
