L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les pays du Mékong appellent à une action accélérée pour éliminer le paludisme avant 2030

Des représentants du Cambodge, de la Chine, de la République démocratique populaire lao, du Myanmar, de la Thaïlande et du Viet Nam ont appelé aujourd’hui à une action accélérée pour éliminer le paludisme dans la sous-région du Grand Mékong (GMS) d’ici 2030. L’appel fait suite aux inquiétudes suscitées par la résistance des parasites du paludisme à les médicaments antipaludiques, y compris l’artémisinine – le principal composé des meilleurs médicaments antipaludiques disponibles. À ce jour, une résistance a été détectée dans cinq des six pays du GMS. La meilleure façon de faire face à la menace posée par la résistance aux médicaments est d’éliminer complètement le paludisme des pays du Mékong. Lire aussi – «Les vaccins ne valent pas zéro Covid»: l’OMS appelle à des efforts soutenus pour lutter contre la transmission du virus
Lors d’une réunion de haut niveau organisée par le Ministère de la santé et des sports du Myanmar en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Alliance des dirigeants de l’Asie-Pacifique contre le paludisme (APLMA), les représentants des six pays du GMS ont souligné que l’élimination du paludisme dans la sous-région nécessite une action urgente et coordonnée, avec le soutien des agences d’exécution, des bailleurs de fonds et d’autres partenaires. Lire aussi – Le chef de l’OMS se met en quarantaine après avoir été en contact avec une personne infectée par le COVID-19
Les ministres des six pays se sont engagés à: veiller à ce que les activités visant à éliminer le paludisme dans la sous-région soient entièrement financées, y compris avec davantage de fonds nationaux; améliorer la collaboration transfrontière et créer un organe de contrôle indépendant, dont l’OMS fera office de secrétariat; renforcer les systèmes de l’identification et la notification en temps opportun des infections palustres, y compris les formes résistantes aux médicaments; fournir les meilleurs moyens de prévention, de diagnostic et de soins à toutes les personnes à risque de paludisme, y compris des services gratuits pour les minorités ethniques et les populations mobiles et migrantes, dans le cadre de la couverture sanitaire universelle ; s’assurer que les médicaments antipaludiques disponibles sont sûrs et efficaces à utiliser; rassembler tous les secteurs concernés pour traduire les politiques en actions assorties de délais et axées sur les résultats; et impliquer les communautés dans l’élimination du paludisme à l’aide d’outils de communication innovants.Les pays ont demandé le soutien de l’OMS pour atteindre leurs objectifs d’élimination du paludisme. Lire aussi – Mise à jour sur les coronavirus: les cas augmentent en Corée du Sud, les craintes de l’OMS se propagent aux pays africains
«Le paludisme est une maladie que nous pouvons – et devons – éliminer de la sous-région du Grand Mékong. La volonté d’atteindre cet objectif d’ici 2030 démontre l’engagement conjoint des responsables de la santé de toute la sous-région à assurer la santé et le bien-être des populations vulnérables et à faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte », a déclaré le Dr Poonam Khetrapal Singh, Directeur régional de l’OMS pour le Sud. -Asie de l’Est.
«Le parasite du paludisme n’a pas besoin d’un passeport ou d’un visa pour traverser les frontières. Vous devez travailler plus étroitement ensemble en une seule région, avec une seule stratégie pour favoriser l’élimination. Accélérer l’élimination du paludisme dans le Grand Mékong n’améliorera pas seulement la vie actuelle. Il libérera également les générations futures du fléau du paludisme et donnera l’exemple au reste du monde », a déclaré le Dr Shin Young-soo, Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental.
L’OMS aide les gouvernements à parvenir à l’élimination du paludisme en: établissant et diffusant des orientations et des politiques sur la lutte et l’élimination du paludisme; aidant les pays à adapter, adopter et mettre en œuvre les normes et standards mondiaux de l’OMS pour la lutte et l’élimination du paludisme; aider les pays à mettre en œuvre les plans stratégiques nationaux de lutte contre le paludisme aider les pays à développer de solides systèmes de surveillance du paludisme; et répondre aux demandes des pays pour faire face aux menaces, aux urgences opérationnelles et aux problèmes de goulot d’étranglement. Les efforts récents de lutte contre le paludisme dans le GMS ont donné des résultats impressionnants. Selon les dernières estimations de l’OMS, les cas de paludisme dans les six pays ont diminué d’environ 74% entre 2012 et 2016. Les décès dus au paludisme ont baissé de 91% au cours de la même période.
Ces progrès ont été rendus possibles grâce à un meilleur accès à des outils efficaces de lutte antipaludique, en particulier aux associations thérapeutiques à base d’artémisinine pour le traitement du paludisme, aux tests de diagnostic rapide et aux moustiquaires imprégnées d’insecticide. Depuis 2012, la fourniture ciblée de ces outils aux populations vulnérables a considérablement augmenté dans la sous-région, entraînant une accélération du rythme des progrès. La résistance aux antipaludiques, à moins qu’elle ne soit traitée d’urgence, pourrait compromettre ces progrès.
Le paludisme est une maladie mortelle causée par les parasites Plasmodium qui sont transmis aux humains par les piqûres de moustiques femelles Anophèles infectés. Les outils de lutte antipaludique recommandés par l’OMS comprennent: des moustiquaires insecticides de longue durée, la pulvérisation d’insecticides à l’intérieur des murs des habitations, un traitement préventif pour les nourrissons et pendant la grossesse, des tests diagnostiques rapides et le traitement des cas confirmés avec des médicaments antipaludiques efficaces.
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Source: communiqué de presse
Publié: 9 décembre 2017 18h11 | Mis à jour: 10 décembre 2017 12:04 pm

